Luxeuil les Bains Les Traversées Baroques & Musique et Mémoire Ateliers spécial cuivres

1, 2 & 3 juillet 2024 Luxeuil les Bains

Des ateliers de formation avec les cornettistes et saqueboutistes désirant faire de la musique d'ensemble, en compagnie de Judith Pacquier

Infos précises à suivre.

SOSPEL Les baroquiales Tupasy Maria, musique baroque du nouveau monde

6 juillet Cathédrale

Ce programme propose des œuvres mariales venant du Pérou, du Guatemala, du Mexique ou de Bolivie ainsi que de Séville, ville mère de toutes les conquêtes. 1h10

Tupasy Maria, « mère de Dieu », est un titre en langue guarani issu d’un chant sacré des missions de la région de Chiquitos en Bolivie. Ce programme propose des œuvres mariales venant du Pérou, du Guatemala, du Mexique ou de Bolivie ainsi que de Séville, ville mère de toutes les conquêtes. Les cultes de « déesse-mère » sont rapidement identifiés par les différents ordres évangélisateurs sur tout le continent américain. Ces derniers y voient, mettant en parallèle les pensées amérindiennes et occidentales, l’équivalent du culte à la Vierge chez les catholiques. L’apparition de la Vierge au Mexique, en décembre 1531, a des répercussions décisives sur l’évangélisation : Marie apparaît à l’indien Juan Diego Cuauhtlaoatzin sous la forme d’une jeune fille. Elle s’adresse à lui en langue nahuatl et demande que l’on édifie un sanctuaire en son honneur sur le Cerro de Tepeyac. Juan Diego se présente ainsi aux autorités religieuses qui le somment alors de prouver ce qu’il affirme. La Vierge l’invite à retourner sur la colline pour y cueillir des fleurs en plein hiver. Juan obéit, non sans quelques réticences, son oncle étant à l’agonie. Il trouve de magnifiques roses et son oncle guérit miraculeusement. Devant plus de dix témoins, sa tilma – vêtement traditionnel – se retrouve imprimée d’une représentation de la Vierge ! L’évêque Zumárraga respecte enfin la volonté mariale et fait édifier un sanctuaire. Les Indiens sont désormais reconnus comme possédant une âme et, à partir de cet épisode, tuer un indigène est un péché. Les œuvres étroitement liées au culte marial se développent alors  sur tout le continent. On trouve son illustration musicale dans des pièces paraliturgiques, les Villancicos, mais aussi dans une grande variété d’hymnes mariaux. Le présent programme met à l’honneur les compositeurs du Nouveau Monde Juan de Araujo, Tomas Torrejon y Velasco, Domenico Zipoli, Andres Flores et la musique anonyme, celle des Indiens qui écrivent – à cette époque, il faut être prêtre pour composer – sans signer leurs œuvres.

Sampigny-lès-Maranges La Turbine Canzoni e sonate

8 juillet La Turbine

Les premières sonates et canzones de l’histoire de la musique, une création 2024

Etranges, fantasques, théâtrales, extraverties, vocales, fantastiques : à mi chemin entre la chambre, l’église et le théâtre, les Canzoni et autres Sonates instrumentales font leur apparition à l’aube de la période baroque, et sont contemporaines des polémiques célèbres (Claudio Monteverdi et Giovanni Maria Artusi, entre autre) qui virent la naissance du stil moderno, en regard du stil antico. À la fin du 16è siècle, le rôle de tout bon instrumentiste est l’imitation du chant et de la voix humaine, souvent en doublant les chanteurs, parfois pour remplacer un chanteur manquant dans la polyphonie. Peu à peu, l’instrumentiste s’émancipe de cette pratique, notamment par l’ajout de diminutions : ces petites notes et formules qui permettent de passer d’une valeur longue à une autre note en diminuant sa valeur rythmique vont permettre de pouvoir envisager la naissance d’un répertoire spécifiquement instrumental, et de plus en plus virtuose et extraverti. Les premières sonates de l’histoire del a musique porteront d’ailleurs le nom de «chansons », appelées en italien Canzone. Si certaines de ces premières sonates restent souvent inspirée d’une forme vocale, d’autres nous plongent rapidement dans l’exploration d’un « nouveau monde », dans lesquels inventivité, virtuosité et innovation sont les maitre mots.
Compositeurs : Giovanni Paolo Cima, Biagio Marini, Giovanni Battista Fontana, Dario Castello, Johann Heinrich Schmeltzer, Johann Rosenmüller, Giovanni Legrenzi
Alice Julien-Laferrière, violon baroque
Judith Pacquier, cornet à bouquin
Christine Plubeau, viole de gambe
Laurent Stewart, clavecin & orgue

Sarrebourg Festival de Sarrebourg La Morte vinta, Marc'Antonio Ziani

12 juillet Église Saint-Martin, Hof

1h15

La Mort vaincue sur le Calvaire. Chanté au Très Saint Sépulcre de la Cesarea Capela du très auguste empereur Joseph Ier. Le soir du Vendredi Saint. L’année 1706. Mise en musique par le Signor Marc’Antonio Ziani, vice-maître de chapelle de S.M.C. Vienne, Autriche, ci-après les Heredi Cosmeroviani de l’imprimerie de S.M.C. 
S’introduit le Démon – lequel étant d’une certaine manière la cause du péché originel, en est arrivé à être également indirectement la raison de la Passion du Christ, sans laquelle le monde n’aurait pas été sauvé du péché même – qui se réjouit de la mort du Salvateur, et s’en attribue la gloire. Ce faisant il est interrompu par la Mort, laquelle dit qu’une partie de cet honneur lui est également dû, ayant réduit à la mort un homme qui se vantait d’être la vie elle-même. Pendant qu’ils se glorifient, et menacent, la Nature Humaine pleure acerbement la mort de son Salvateur, et est aussitôt injuriée, et menacée par le Démon de ne pas avoir été rachetée. Survient alors la Foi, pour confondre le mensonge malveillant du Démon, lequel continue pourtant à montrer qu’il ne croit pas à la valeur de la Rédemption. Sur ces entrefaites, arrive l’âme d’Adam, lequel, en tant que premier Père de tous les hommes, console la Nature Humaine de l’angoisse dans laquelle elle se trouve, en lui disant, qu’à ce moment là il avait été tiré par le Christ Rédempteur, ainsi que tous les autres hommes justes, du sein d’Abraham, duquel non seulement l’âme du Christ avait été enlevée, pour ensuite libérer tant d’autres âmes aimées de Lui, mais qu’en plus elle avait franchi les portes de l’enfer lui-même pour mettre en déroute les démons et damnés dans le faste de son triomphe; Et qu’enfin ce serait Jesus, avant que trois jours ne se soient écoulés, qui ressusciterait, ainsi qu’il l’avait promis, pour persuader le monde, que la Mort avait été vaincue par lui sur le Calvaire. 

Vesoul & com com Festival Musique et Mémoire La Morte vinta, Marc'Antonio Ziani

19 juillet

1h15

La Mort vaincue sur le Calvaire. Chanté au Très Saint Sépulcre de la Cesarea Capela du très auguste empereur Joseph Ier. Le soir du Vendredi Saint. L’année 1706. Mise en musique par le Signor Marc’Antonio Ziani, vice-maître de chapelle de S.M.C. Vienne, Autriche, ci-après les Heredi Cosmeroviani de l’imprimerie de S.M.C. 
S’introduit le Démon – lequel étant d’une certaine manière la cause du péché originel, en est arrivé à être également indirectement la raison de la Passion du Christ, sans laquelle le monde n’aurait pas été sauvé du péché même – qui se réjouit de la mort du Salvateur, et s’en attribue la gloire. Ce faisant il est interrompu par la Mort, laquelle dit qu’une partie de cet honneur lui est également dû, ayant réduit à la mort un homme qui se vantait d’être la vie elle-même. Pendant qu’ils se glorifient, et menacent, la Nature Humaine pleure acerbement la mort de son Salvateur, et est aussitôt injuriée, et menacée par le Démon de ne pas avoir été rachetée. Survient alors la Foi, pour confondre le mensonge malveillant du Démon, lequel continue pourtant à montrer qu’il ne croit pas à la valeur de la Rédemption. Sur ces entrefaites, arrive l’âme d’Adam, lequel, en tant que premier Père de tous les hommes, console la Nature Humaine de l’angoisse dans laquelle elle se trouve, en lui disant, qu’à ce moment là il avait été tiré par le Christ Rédempteur, ainsi que tous les autres hommes justes, du sein d’Abraham, duquel non seulement l’âme du Christ avait été enlevée, pour ensuite libérer tant d’autres âmes aimées de Lui, mais qu’en plus elle avait franchi les portes de l’enfer lui-même pour mettre en déroute les démons et damnés dans le faste de son triomphe; Et qu’enfin ce serait Jesus, avant que trois jours ne se soient écoulés, qui ressusciterait, ainsi qu’il l’avait promis, pour persuader le monde, que la Mort avait été vaincue par lui sur le Calvaire. 

Vesoul & com com Festival Musique et Mémoire Buxtehude

20 juillet

Au fil de l'Elbe - Geistliche Gesänge Musiques sacrées dans l'Allemagne du Nord du 17è siècle

De la guerre de Trente ans nait une brillante culture musicale en Allemagne : de la mer du Nord à la Baltique, la puissante ligue hanséatique influence considérablement la vie musicale, et permet l’éclosion d’une nouvelle génération de compositeurs, pour lesquels l’enseignement n’est plus la seule source de revenus. La noblesse et la bourgeoisie de la Hanse ont le désir d’y créer des chapelles, et font ainsi vivre les musiciens attachés à ces villes. Dans le reste de l’Allemagne, la musique reste bien souvent attachée à une conception plus savante et spéculative. Dans le nord, elle diffère donc fondamentalement, ayant subit les riches influences venues de l’extérieur : d’Angleterre pour la musique instrumentale, des Pays-Bas – avec Jan Pieterszoon Szeelinck – pour la musique d’orgue, ou encore d’Italie pour la musique vocale. Un programme musical construit en remontant le fil de l’Elbe, de Hambourg à Dresde en passant par Leipzig et Lübeck.
Dietrich Buxtehude (1637-1706) est l’un des plus célèbres représentants de cette nouvelle vague créatrice venue de la Baltique. Compositeur et organiste, il est également à l’origine de la création des Abendmusiken. Ces soirées musicales, financées par la bourgeoisie de la ville de Lübeck, sont sans doute les premières formes connues de concerts publics. Remontons à présent le canal de la Trave pour gagner le fleuve, puis la vallée de l’Elbe : Dresde accueille en son sein le célèbre  Heinrich Schütz (1585-1672), nommé maître de chapelle en 1615. Schütz joue un rôle particulièrement important dans l’ouverture vers les influences venant de l’étranger, ayant passé plusieurs années à Venise auprès de Giovanni Gabrieli. Il n’aura de cesse, tout au long de sa carrière, de transmettre la parole italienne à de nombreux élèves. Johann Hermann Schein (1586-1630), sa formation d’enfant de chœur faite à Dresde, part étudier à Leipzig. Il y reviendra d’ailleurs en 1616 pour prendre en charge le poste de Cantor à l’église Saint-Thomas. Schein jouit d’une grande renommée, il s’intéresse fortement aux innovations parvenues d’Italie. S’il n’a jamais visité ce pays, il compose pourtant la plus grande partie de ses œuvres selon cette « innovation italienne », comme il lui plait de préciser dans les préfaces des recueils imprimés. Johann Rosenmüller (1617-1684) est quant à lui le plus italien des compositeurs allemands. Sa fulgurante ascension dans le monde musical de Leipzig est abruptement stoppée au printemps 1655 : soupçonné de rapports sexuels déplacés, Rosenmüller est arrêté puis jeté en prison. Il parvient à s’échapper et s’enfuit à Hambourg, d’où il gagne Venise. Rosenmüller devient tromboniste à la basilique San Marco en 1658. Il noue peu à peu des contacts, et restera dans la Sérénissime pendant 25 ans. Un temps Maestro de coro à l’Ospedale de la Pietà, il ne perdra jamais le contact avec son pays natal, en s’occupant notamment des musiciens allemands séjournant à Venise. Et de Venise à Hambourg, de l’Elbe à l’Adriatique, il n’y a qu’un pas : les liens musicaux sont tissés de manière solide. Claudio Monteverdi et Barbara Strozzi, maîtres incontestés de la Sérénissime, seront également de cette fête musicale.

Vesoul & com com Festival Musique et Mémoire Le Madrigal en son jardin

21 juillet

Un très joli programme présentant des madrigaux anglais et italiens, et quelques divagations vers l'Allemagne, au gré de nos envies !

Fête du chant et peinture du mot, le madrigal est le genre musical chéri des muses et des poètes.Une musique quotidienne qui envahit les palais et les cours princières aussi bien que les salons des notables et des bourgeois et les lieux populaires. Ce véritable « phénomène de société » musical se développe dans toute l’Italie, berceau et patrie du madrigal, et voyage dans des contrées plus lointaines encore. Nous vous embarquerons donc, au gré de nos envies et de nos divagations, dans l’Europe musicale des 16è et 17è siècle, voire plus loin… Un concert-découverte, moment idéal pour écouter les sonorités et timbres rares de l’époque du premier baroque musical. Le point de départ de ce nouveau programme est le madrigal : ce nouveau genre apparait dès la fin du Moyen-âge. Il connait un développement incroyable à partir de 1530, d’abord à Rome, puis en Italie, et enfin dans toute l’Europe. Fête du chant et peinture du mot, le madrigal a été chéri des muses et des poètes, au fil d’une complicité intime entre la mélodie et la langue italienne. À travers cette interaction, c’est l’une des aventures fondatrices de la musique occidentale qui s’incarne en lui. Ce genre connait, au 16è siècle, une fortune singulière, reflet d’une pratique collective où l’approche des simples amateurs est des familles n’est pas découragée par celle des chanteurs professionnels des cours princières. Il s’agit donc d’une musique de consommation domestique et quotidienne qui fait entendre des airs que tous connaissent, des Palazzi princiers aux villas des notables et des bourgeois. Ce véritable « phénomène de société » se développe dans toute l’Italie, berceau et patrie du madrigal, mais fait le détour par d’autres contrées. Nous vous ferons donc voyager, au gré de ces madrigaux puis de nos envies et divagations, dans l’Europe musicale des 16è et 17è siècles, avec un passage obligé en Italie et en Angleterre

 

Capucine Keller ou Dagmar Saskova, soprano • Judith Pacquier cornet à bouquin, flûte à bec • Laurent Stewart orgue

SOSPEL Festival Baroque de Valloire Tupasy Maria, musique baroque du nouveau monde

23 juillet 21h Église

Ce programme propose des œuvres mariales venant du Pérou, du Guatemala, du Mexique ou de Bolivie ainsi que de Séville, ville mère de toutes les conquêtes. 1h10

Tupasy Maria, « mère de Dieu », est un titre en langue guarani issu d’un chant sacré des missions de la région de Chiquitos en Bolivie. Ce programme propose des œuvres mariales venant du Pérou, du Guatemala, du Mexique ou de Bolivie ainsi que de Séville, ville mère de toutes les conquêtes. Les cultes de « déesse-mère » sont rapidement identifiés par les différents ordres évangélisateurs sur tout le continent américain. Ces derniers y voient, mettant en parallèle les pensées amérindiennes et occidentales, l’équivalent du culte à la Vierge chez les catholiques. L’apparition de la Vierge au Mexique, en décembre 1531, a des répercussions décisives sur l’évangélisation : Marie apparaît à l’indien Juan Diego Cuauhtlaoatzin sous la forme d’une jeune fille. Elle s’adresse à lui en langue nahuatl et demande que l’on édifie un sanctuaire en son honneur sur le Cerro de Tepeyac. Juan Diego se présente ainsi aux autorités religieuses qui le somment alors de prouver ce qu’il affirme. La Vierge l’invite à retourner sur la colline pour y cueillir des fleurs en plein hiver. Juan obéit, non sans quelques réticences, son oncle étant à l’agonie. Il trouve de magnifiques roses et son oncle guérit miraculeusement. Devant plus de dix témoins, sa tilma – vêtement traditionnel – se retrouve imprimée d’une représentation de la Vierge ! L’évêque Zumárraga respecte enfin la volonté mariale et fait édifier un sanctuaire. Les Indiens sont désormais reconnus comme possédant une âme et, à partir de cet épisode, tuer un indigène est un péché. Les œuvres étroitement liées au culte marial se développent alors  sur tout le continent. On trouve son illustration musicale dans des pièces paraliturgiques, les Villancicos, mais aussi dans une grande variété d’hymnes mariaux. Le présent programme met à l’honneur les compositeurs du Nouveau Monde Juan de Araujo, Tomas Torrejon y Velasco, Domenico Zipoli, Andres Flores et la musique anonyme, celle des Indiens qui écrivent – à cette époque, il faut être prêtre pour composer – sans signer leurs œuvres.

Saint Amant de Boixe Dom Rémi Carré Tupasy Maria, musique baroque du nouveau monde

28 juillet Église

Ce programme propose des œuvres mariales venant du Pérou, du Guatemala, du Mexique ou de Bolivie ainsi que de Séville, ville mère de toutes les conquêtes. 1h10

Tupasy Maria, « mère de Dieu », est un titre en langue guarani issu d’un chant sacré des missions de la région de Chiquitos en Bolivie. Ce programme propose des œuvres mariales venant du Pérou, du Guatemala, du Mexique ou de Bolivie ainsi que de Séville, ville mère de toutes les conquêtes. Les cultes de « déesse-mère » sont rapidement identifiés par les différents ordres évangélisateurs sur tout le continent américain. Ces derniers y voient, mettant en parallèle les pensées amérindiennes et occidentales, l’équivalent du culte à la Vierge chez les catholiques. L’apparition de la Vierge au Mexique, en décembre 1531, a des répercussions décisives sur l’évangélisation : Marie apparaît à l’indien Juan Diego Cuauhtlaoatzin sous la forme d’une jeune fille. Elle s’adresse à lui en langue nahuatl et demande que l’on édifie un sanctuaire en son honneur sur le Cerro de Tepeyac. Juan Diego se présente ainsi aux autorités religieuses qui le somment alors de prouver ce qu’il affirme. La Vierge l’invite à retourner sur la colline pour y cueillir des fleurs en plein hiver. Juan obéit, non sans quelques réticences, son oncle étant à l’agonie. Il trouve de magnifiques roses et son oncle guérit miraculeusement. Devant plus de dix témoins, sa tilma – vêtement traditionnel – se retrouve imprimée d’une représentation de la Vierge ! L’évêque Zumárraga respecte enfin la volonté mariale et fait édifier un sanctuaire. Les Indiens sont désormais reconnus comme possédant une âme et, à partir de cet épisode, tuer un indigène est un péché. Les œuvres étroitement liées au culte marial se développent alors  sur tout le continent. On trouve son illustration musicale dans des pièces paraliturgiques, les Villancicos, mais aussi dans une grande variété d’hymnes mariaux. Le présent programme met à l’honneur les compositeurs du Nouveau Monde Juan de Araujo, Tomas Torrejon y Velasco, Domenico Zipoli, Andres Flores et la musique anonyme, celle des Indiens qui écrivent – à cette époque, il faut être prêtre pour composer – sans signer leurs œuvres.