Sortie de disque Les Traversées Baroques La Morte vinta, Marc'Antonio Ziani

LA MORTE VINTA  MARC’ ANTONIO ZIANI  Création 2023
La Mort vaincue sur le Calvaire. Chanté au Très Saint Sépulcre de la Cesarea Capela du très auguste empereur Joseph Ier. Le soir du Vendredi Saint. L’année 1706. Mise en musique par le Signor Marc’Antonio Ziani, vice-maître de chapelle de S.M.C. Vienne, Autriche, ci-après les Heredi Cosmeroviani de l’imprimerie de S.M.C. 
S’introduit le Démon – lequel étant d’une certaine manière la cause du péché originel, en est arrivé à être également indirectement la raison de la Passion du Christ, sans laquelle le monde n’aurait pas été sauvé du péché même – qui se réjouit de la mort du Salvateur, et s’en attribue la gloire. Ce faisant il est interrompu par la Mort, laquelle dit qu’une partie de cet honneur lui est également dû, ayant réduit à la mort un homme qui se vantait d’être la vie elle-même. Pendant qu’ils se glorifient, et menacent, la Nature Humaine pleure acerbement la mort de son Salvateur, et est aussitôt injuriée, et menacée par le Démon de ne pas avoir été rachetée. Survient alors la Foi, pour confondre le mensonge malveillant du Démon, lequel continue pourtant à montrer qu’il ne croit pas à la valeur de la Rédemption. Sur ces entrefaites, arrive l’âme d’Adam, lequel, en tant que premier Père de tous les hommes, console la Nature Humaine de l’angoisse dans laquelle elle se trouve, en lui disant, qu’à ce moment là il avait été tiré par le Christ Rédempteur, ainsi que tous les autres hommes justes, du sein d’Abraham, duquel non seulement l’âme du Christ avait été enlevée, pour ensuite libérer tant d’autres âmes aimées de Lui, mais qu’en plus elle avait franchi les portes de l’enfer lui-même pour mettre en déroute les démons et damnés dans le faste de son triomphe; Et qu’enfin ce serait Jesus, avant que trois jours ne se soient écoulés, qui ressusciterait, ainsi qu’il l’avait promis, pour persuader le monde, que la Mort avait été vaincue par lui sur le Calvaire. 

Saint-Dié Festival des Abbayes en Lorraine Tupasy Maria, musique baroque du nouveau monde

du 16 au 19 avril, informations à venir

Ce programme propose des œuvres mariales venant du Pérou, du Guatemala, du Mexique ou de Bolivie ainsi que de Séville, ville mère de toutes les conquêtes. 1h10

Tupasy Maria, « mère de Dieu », est un titre en langue guarani issu d’un chant sacré des missions de la région de Chiquitos en Bolivie. Ce programme propose des œuvres mariales venant du Pérou, du Guatemala, du Mexique ou de Bolivie ainsi que de Séville, ville mère de toutes les conquêtes. Les cultes de « déesse-mère » sont rapidement identifiés par les différents ordres évangélisateurs sur tout le continent américain. Ces derniers y voient, mettant en parallèle les pensées amérindiennes et occidentales, l’équivalent du culte à la Vierge chez les catholiques. L’apparition de la Vierge au Mexique, en décembre 1531, a des répercussions décisives sur l’évangélisation : Marie apparaît à l’indien Juan Diego Cuauhtlaoatzin sous la forme d’une jeune fille. Elle s’adresse à lui en langue nahuatl et demande que l’on édifie un sanctuaire en son honneur sur le Cerro de Tepeyac. Juan Diego se présente ainsi aux autorités religieuses qui le somment alors de prouver ce qu’il affirme. La Vierge l’invite à retourner sur la colline pour y cueillir des fleurs en plein hiver. Juan obéit, non sans quelques réticences, son oncle étant à l’agonie. Il trouve de magnifiques roses et son oncle guérit miraculeusement. Devant plus de dix témoins, sa tilma – vêtement traditionnel – se retrouve imprimée d’une représentation de la Vierge ! L’évêque Zumárraga respecte enfin la volonté mariale et fait édifier un sanctuaire. Les Indiens sont désormais reconnus comme possédant une âme et, à partir de cet épisode, tuer un indigène est un péché. Les œuvres étroitement liées au culte marial se développent alors  sur tout le continent. On trouve son illustration musicale dans des pièces paraliturgiques, les Villancicos, mais aussi dans une grande variété d’hymnes mariaux. Le présent programme met à l’honneur les compositeurs du Nouveau Monde Juan de Araujo, Tomas Torrejon y Velasco, Domenico Zipoli, Andres Flores et la musique anonyme, celle des Indiens qui écrivent – à cette époque, il faut être prêtre pour composer – sans signer leurs œuvres.

Dijon Les Traversées Baroques L'atelier des Traversées Baroques

3, 17, 24 avril Sciences-po Dijon

Des ateliers conçus pour une ouverture musicale et culturelle des étudiants sur le campus Dijonnais

Les Traversées Baroques interviennent depuis 2011 à Sciences-Po Dijon, pour une ouverture musicale et culturelle. Le travail pédagogique aborde aussi bien la théorie que la pratique instrumentale. Lecture et transcription des partitions anciennes, découverte de l’instrumentarium, explications historiques, mais aussi pratique de la musique par le chant et/ou les instruments.

Les intervenants en 2023 : Judith Pacquier, Etienne Meyer, Jean-Michel Weber, Christine Bertocchi, Élodie Faivre.