Dijon Les Traversées Baroques L'Atelier des Traversées Baroques, petit format

3 & 4 octobre Maîtrise de Dijon

Des ateliers destinés aux musiciens et danseurs souhaitant participer au bal du 11 octobre...

Dijon Les Traversées Baroques, Musique au musée Les musiciens hors les tableaux au MBA !

10 octobre Musée des Beaux-Arts de Dijon

Une randonnée musicale au musée des Beaux-Arts, pour une autre écoute des œuvres musicales et picturales... entrée libre 1 heure

Une journée en collaboration avec les solistes de l’ODB et de l’ESM de Dijon.  Le programme de l’édition 2020 est actuellement en cours de construction. Il tiendra compte de l’évolution de la situation sanitaire. Merci de votre compréhension.

Dijon les Traversées Baroques Bal Renaissance

11 octobre 17h Musée d'Art Sacré

un grand bal à l'époque de la Renaissance, pour faire danser un public varié ! 1h30

Cet événement sera adapté en fonction de l’évolution de la situation sanitaire. Merci de votre compréhension !

Sarrebourg Festival International de Sarrebourg Cavalli, Monteverdi : musiques pour la fin de l'épidemie de grande peste

16 octobre Église Saint-Barthelemy

Musiques pour la fin de la peste, à Venise après 1630 !

 La réputation des opéras de Francesco Cavalli est telle que l’on oublie assez aisément qu’il fut musicien d’église tout au long de sa vie, et au service de la plus fameuse d’entre elles, la basilique Saint-Marc de Venise. Selon les récits de son contemporain Ludovico Canobio, Francesco Caletti (de son vrai nom) reçoit ses premières instructions musicales de son père, maître de chapelle de la cathédrale de Crema. C’est un garçon doté d’une voix de soprano exceptionnelle : la douceur de sa voix et ses dons musicaux le font remarquer par Federico Cavalli, un gouverneur vénitien alors en poste à Crema. Ce dernier réussit non sans mal à persuader son père de le laisser partir avec lui à Venise. Il y intègre la Capella di San Marco en tant que soprano pour un salaire annuel de 80 ducats le 18 décembre 1616, sous la protection de Cavalli dont il prendra le nom plus tard ; il est officiellement présenté au doge de Venise un mois plus tard. Il a probablement mué assez rapidement, mais n’est mentionné en tant que chanteur ténor qu’à partir de 1627. L’activité musicale de San Marco est alors dirigée par le grand Claudio Monteverdi. Cavalli fréquente la fine fleur des chanteurs, musiciens et compositeurs de la Capella. Il bénéficie de ce riche entourage, et notamment de l’influence de Monteverdi, qu’il ait ou non étudié formellement avec lui. Chanteur, il est également organiste : son nom apparaît dans les registres d’emploi des paroisses San Giovanni et Paolo, San Rocco, Santa Catarina… Il finit par remporter le concours pour le poste de second organiste à la basilique Saint-Marc en janvier 1639. Son jeu d’orgue est loué par les auditeurs : en 1647, Paul Hainlein le compare à Girolamo Frescobaldi, se lamentant que les occasions de l’écouter se fissent tellement rares. Ziotti dit de Cavalli, « qu’en Italie il n’y a pas meilleur chanteur, organiste et compositeur que lui. » En comparaison à sa prolixe production d’opéras et à la lumière de son implication à la basilique Saint-Marc, la quantité modeste de musique sacrée écrite par Francesco Cavalli est certainement le reflet d’un travail d’écriture qui a dû être continu pendant toute sa carrière. Deux recueils nous sont parvenus, les Musiche Sacre imprimés en 1656, et les Vesperi imprimées en 1675. Cavalli est également à l’origine de la publication de certaines oeuvres posthumes de Claudio Monteverdi. Ce programme deVêpres À la Sérénissime vous replongera dans l’univers si particulier de ces musiques à double et triple choeurs, un véritable festival de sons pour l’auditeur !

Dijon Les Traversées Baroques, Musique en Ville En liberté dans la ville

17 & 18 octobre Musée des Beaux-Arts, bibliothèque patrimoniale, Église Saint-Pierre, Cuisines Ducales, etc...

Une randonnée citadine et musicale, pour découvrir des artistes fantastiques dans des lieux insolites ! entrée libre 30mn & 45mn

Le programme de l’édition 2020 est actuellement en cours de construction. Il tiendra compte de l’évolution de la situation sanitaire.

Lanvellec Festival Festival de Lanvellec Bonaventura Aliotti, Musique baroque

25 octobre Église

Il trionfo della Morte, Bonaventura Aliotti - Concert mis en espace

Aliotti, Il Trionfo della Morte : l’histoire d’Adam et Ève re-visitée ! 

En 1686, est présentée à la cour de Francesco II d’Este à Modène une oeuvre qui suscite l’admiration de tous : Il trionfo della Morte per il peccato d’Adamo. Ce dialogue, composé et créé en 1677 à Ferrare par Bonaventura Aliotti, confronte Adam et Ève à la tentation, mais aussi à leur passion amoureuse, à leurs tourments et à leurs doutes. Nous découvrons ici l’histoire du péché originel par le prisme des personnages principaux : la dimension humaine – et donc fragile – des états d’âme d’Adam et d’Ève en offre un nouvel éclairage. L’oeuvre débute par un somptueux duo dans lequel ils avouent s’aimer d’un amour que rien ne peut dissoudre. Mais la Raison met Adam en garde : l’amour terrien est le père des remords. Elle lui demande donc de s’éloigner d’Ève et de rester fidèle à son créateur. La Mort, qui rôde sans pouvoir entrer dans le jardin, s’associe à Lucifer dans le but de régner sur le monde. Le Sens, aliéné jusque là par la Raison, se rebelle également. Lucifer se rend auprès d’Ève pour la tenter. Elle croque le fruit défendu, et use de ses charmes pour faire vaciller Adam – qui finit par céder en l’entendant chanter son désespoir dans un sublime lamento : « Que puis-je espérer, si mon amour n’est pas partagé. ? ». Bonaventura Aliotti est un frère franciscain sicilien également connu sous le nom de Padre Palermino. Il se forme à Palerme, se rend d’abord à Modène, puis à Ferrare en 1675. Il y est employé en tant qu’organiste par l’Accademia della Morte. Les Traversées Baroques proposent ici une découverte musicale exceptionnelle : rappelant volontiers l’opéra, cette oeuvre alterne récitatifs courts, duos, airs, choeurs et arias accompagnati, autant de joyaux musicaux pour une construction musicale très aboutie. Des pages sublimes et totalement inconnues, qui ne méritaient aucunement de tomber dans l’oubli. À découvrir absolument !