Dijon Les Traversées Baroques / Musée des Beaux-Arts Divagations autour d'un clavecin !

20 juillet 2021 19h30 musée des Beaux-Arts, galerie 18è

Concert d'inauguration du clavecin ! Avec Laurent Stewart, Dagmar Saskova, Judith Pacquier & Etienne Meyer Gratuit 1h

C’est un concert aux allures de concert inaugural qui vous êtes proposé ici : l’ensemble Les Traversées Baroques, basé et créé à Dijon depuis quelques années déjà, a décidé il y a deux ans de pouvoir avoir son propre clavecin. Après quelques voyages et autres aventures pour en choisir le constructeur, après plus d’un an d’attente, voici donc l’instrument qui arrive à Dijon ! Nous vous raconterons cette histoire en musique, notre claveciniste Laurent Stewart sera accompagné pour ce concert de la soprano Dagmar Saskova et du ténor Etienne Meyer. Sans oublier la cornettiste Judith Pacquier. Au programme ? Ce clavecin arrivant tout droit de Bologne, c’est bien sûr la musique italienne qui fera résonner les voûtes de la galerie 18è, au cœur du Musée des Beaux Arts !

Espagne Festival Terrer Priorat Tupasy Maria - Musique Baroque du nouveau monde

22 août 2021

Ce programme propose des œuvres mariales venant du Pérou, du Guatemala, du Mexique ou de Bolivie ainsi que de Séville, ville mère de toutes les conquêtes.

Tupasy Maria, « mère de Dieu », est un titre en langue guarani issu d’un chant sacré des missions de la région de Chiquitos en Bolivie. Ce programme propose des œuvres mariales venant du Pérou, du Guatemala, du Mexique ou de Bolivie ainsi que de Séville, ville mère de toutes les conquêtes. Les cultes de « déesse-mère » sont rapidement identifiés par les différents ordres évangélisateurs sur tout le continent américain. Ces derniers y voient, mettant en parallèle les pensées amérindiennes et occidentales, l’équivalent du culte à la Vierge chez les catholiques. L’apparition de la Vierge au Mexique, en décembre 1531, a des répercussions décisives sur l’évangélisation : Marie apparaît à l’indien Juan Diego Cuauhtlaoatzin sous la forme d’une jeune fille. Elle s’adresse à lui en langue nahuatl et demande que l’on édifie un sanctuaire en son honneur sur le Cerro de Tepeyac. Juan Diego se présente ainsi aux autorités religieuses qui le somment alors de prouver ce qu’il affirme. La Vierge l’invite à retourner sur la colline pour y cueillir des fleurs en plein hiver. Juan obéit, non sans quelques réticences, son oncle étant à l’agonie. Il trouve de magnifiques roses et son oncle guérit miraculeusement. Devant plus de dix témoins, sa tilma – vêtement traditionnel – se retrouve imprimée d’une représentation de la Vierge ! L’évêque Zumárraga respecte enfin la volonté mariale et fait édifier un sanctuaire. Les Indiens sont désormais reconnus comme possédant une âme et, à partir de cet épisode, tuer un indigène est un péché. Les œuvres étroitement liées au culte marial se développent alors  sur tout le continent. On trouve son illustration musicale dans des pièces paraliturgiques, les Villancicos, mais aussi dans une grande variété d’hymnes mariaux. Le présent programme met à l’honneur les compositeurs du Nouveau Monde Juan de Araujo, Tomas Torrejon y Velasco, Domenico Zipoli, Andres Flores et la musique anonyme, celle des Indiens qui écrivent – à cette époque, il faut être prêtre pour composer – sans signer leurs œuvres.

Sarrebourg Festival international de Sarrebourg Fête Baroque à la cour de Pologne, musique baroque

28 août 2021 Église Saint-Martin de Hof

Les Traversées Balques renouent avec l'un des programmes à l'origine même du projet... Les musiques du génial Marcin Mielczewski !

De Naples à Saint-Pétersbourg, un lien très fort unit une demi-douzaine de pays, Italie, Allemagne et Autriche, République tchèque, Pologne et Russie : la civilisation baroque. L’écrivain Dominique Fernandez a énoncé fort justement le concept de “croissant baroque” à propos de cette parure éclatante de monuments, de statues, et de tableaux qui recouvre l’Europe aux XVIIème et XVIIIème siècles, de Rome à Prague, de Venise à Vienne, telle un croissant géographique : territoire de la perle et de l’ange, de l’opéra et du gâteau, du putto moqueur et du squelette ricanant. Exubérance vitale et sentiment de la précarité, goût de la fête et terreur de la mort eurent pour interprètes Bernin et Mozart, Puget et Caravage, mais également tant d’artistes méconnus comme les sculpteurs et stucateurs tchèques ou les architectes de Bavière. Mais à vrai dire, aucun d’entre eux ne fut autant méconnu que les compositeurs qui donnèrent le plus juste souffle à ces extraordinaires décors baroques ; ces inventeurs de musiques “haleine des statuts”, selon la belle formule de Rainer Maria Rilke, qui eurent le génie de mettre en œuvre tous ces monuments en portant à un degré incomparable de perfection la musique de la polychoralité, admirable projection sonore du monde spirituel et imaginaire baroque. C’est cet univers sonore magique qu’entend restituer ce programme.
Principalement constitué d’œuvres venues de Pologne et d’Italie et conçu sur le modèle des fameuses “vespro della la Beata Virgine” de Claudio Monteverdi, il démontre bien toute la richesse du patrimoine musical européen. Dans ce “chant à la très Sainte Vierge”, dont nous fêtons cette année les 400 ans,  Claudio Monteverdi montre sa maturité et nous propose un torrent de trouvailles et de nouvelles possibilités musicales qui influenceront pour un certain temps les compositeurs de l’Europe entière. Quoi de plus naturel donc que d’imaginer une rencontre musicale entre ce même Monteverdi et l’un des plus brillants compositeurs Polonais, Marcin Mielczewski? 
Celui que l’on considère comme le Monteverdi polonais est l’un des compositeurs les plus connus de l’Europe de ce début du 17ème siècle. Ses œuvres sont largement diffusées et jouées, de Paris à la Russie en passant par le Danemark ou encore la Silésie,la Moravie et l’Ukraine, et ce plusieurs décennies après sa mort en 1651. Sa musique est grandiose, elle témoigne une véritable virtuosité dans le maniement des différents plans sonores de l’écriture polychorale : plus de 40 œuvres sacrées mêlant les voix et les instruments et mélangeant avec bonheur dans une même pièce prima et seconda pratica, petits et gros effectifs, le tout avec une inventivité musicale sans cesse renouvelée.