Molinges Festival de musique baroque du Jura Le Madrigal en son Jardin

1er juin 20h Église

Un très joli programme présentant des madrigaux anglais et italiens, et quelques divagations vers l'Allemagne, au gré de nos envies !

Fête du chant et peinture du mot, le madrigal est le genre musical chéri des muses et des poètes.Une musique quotidienne qui envahit les palais et les cours princières aussi bien que les salons des notables et des bourgeois et les lieux populaires. Ce véritable « phénomène de société » musical se développe dans toute l’Italie, berceau et patrie du madrigal, et voyage dans des contrées plus lointaines encore. Nous vous embarquerons donc, au gré de nos envies et de nos divagations, dans l’Europe musicale des 16è et 17è siècle, voire plus loin… Un concert-découverte, moment idéal pour écouter les sonorités et timbres rares de l’époque du premier baroque musical. Le point de départ de ce nouveau programme est le madrigal : ce nouveau genre apparait dès la fin du Moyen-âge. Il connait un développement incroyable à partir de 1530, d’abord à Rome, puis en Italie, et enfin dans toute l’Europe. Fête du chant et peinture du mot, le madrigal a été chéri des muses et des poètes, au fil d’une complicité intime entre la mélodie et la langue italienne. À travers cette interaction, c’est l’une des aventures fondatrices de la musique occidentale qui s’incarne en lui. Ce genre connait, au 16è siècle, une fortune singulière, reflet d’une pratique collective où l’approche des simples amateurs est des familles n’est pas découragée par celle des chanteurs professionnels des cours princières. Il s’agit donc d’une musique de consommation domestique et quotidienne qui fait entendre des airs que tous connaissent, des Palazzi princiers aux villas des notables et des bourgeois. Ce véritable « phénomène de société » se développe dans toute l’Italie, berceau et patrie du madrigal, mais fait le détour par d’autres contrées. Nous vous ferons donc voyager, au gré de ces madrigaux puis de nos envies et divagations, dans l’Europe musicale des 16è et 17è siècles, avec un passage obligé en Italie et en Angleterre

Vesoul et com com Musique & Mémoire Semaine des bibliothèques

3 au 7 juin

Les Traversées Baroques en médiathèque : une bande-annonce vivante & en direct dans vos bibliothèques !

Retrouvez Christine Plubeau (violiste) et Judith Pacquier (cornettiste – flûtiste) en ambassadrices de la 31ème édition du festival musique et mémoire : au moyen de leurs instruments, elles vous feront découvrir les dessous de la programmation du festival : détails musicaux, petites histoires musicales, un peu d’histoire, et surtout de la musique en direct, pour plonger de manière interactive dans certains des programmes phare de cette édition 2024. Musique italienne, viennoiseries et autres découvertes musicales seront au rendez-vous, au son de la viole de gambe, du cornet à bouquin et de la flûte à bec. Pour les plus petits et leurs familles, un conte musical sera proposé, pour partir à la découverte des sons et des instruments… Adaptable pour les bébés lecteurs ! Rendez-vous du 3 au 7 juin 2024 dans toutes les bonnes bibliothèques de Haute Saône !

Lyon Les Saoneurs Buxtehude

25 juin Les Saoneurs

Au fil de l'Elbe - Geistliche Gesänge Musiques sacrées dans l'Allemagne du Nord du 17è siècle

De la guerre de Trente ans nait une brillante culture musicale en Allemagne : de la mer du Nord à la Baltique, la puissante ligue hanséatique influence considérablement la vie musicale, et permet l’éclosion d’une nouvelle génération de compositeurs, pour lesquels l’enseignement n’est plus la seule source de revenus. La noblesse et la bourgeoisie de la Hanse ont le désir d’y créer des chapelles, et font ainsi vivre les musiciens attachés à ces villes. Dans le reste de l’Allemagne, la musique reste bien souvent attachée à une conception plus savante et spéculative. Dans le nord, elle diffère donc fondamentalement, ayant subit les riches influences venues de l’extérieur : d’Angleterre pour la musique instrumentale, des Pays-Bas – avec Jan Pieterszoon Szeelinck – pour la musique d’orgue, ou encore d’Italie pour la musique vocale. Un programme musical construit en remontant le fil de l’Elbe, de Hambourg à Dresde en passant par Leipzig et Lübeck.
Dietrich Buxtehude (1637-1706) est l’un des plus célèbres représentants de cette nouvelle vague créatrice venue de la Baltique. Compositeur et organiste, il est également à l’origine de la création des Abendmusiken. Ces soirées musicales, financées par la bourgeoisie de la ville de Lübeck, sont sans doute les premières formes connues de concerts publics. Remontons à présent le canal de la Trave pour gagner le fleuve, puis la vallée de l’Elbe : Dresde accueille en son sein le célèbre  Heinrich Schütz (1585-1672), nommé maître de chapelle en 1615. Schütz joue un rôle particulièrement important dans l’ouverture vers les influences venant de l’étranger, ayant passé plusieurs années à Venise auprès de Giovanni Gabrieli. Il n’aura de cesse, tout au long de sa carrière, de transmettre la parole italienne à de nombreux élèves. Johann Hermann Schein (1586-1630), sa formation d’enfant de chœur faite à Dresde, part étudier à Leipzig. Il y reviendra d’ailleurs en 1616 pour prendre en charge le poste de Cantor à l’église Saint-Thomas. Schein jouit d’une grande renommée, il s’intéresse fortement aux innovations parvenues d’Italie. S’il n’a jamais visité ce pays, il compose pourtant la plus grande partie de ses œuvres selon cette « innovation italienne », comme il lui plait de préciser dans les préfaces des recueils imprimés. Johann Rosenmüller (1617-1684) est quant à lui le plus italien des compositeurs allemands. Sa fulgurante ascension dans le monde musical de Leipzig est abruptement stoppée au printemps 1655 : soupçonné de rapports sexuels déplacés, Rosenmüller est arrêté puis jeté en prison. Il parvient à s’échapper et s’enfuit à Hambourg, d’où il gagne Venise. Rosenmüller devient tromboniste à la basilique San Marco en 1658. Il noue peu à peu des contacts, et restera dans la Sérénissime pendant 25 ans. Un temps Maestro de coro à l’Ospedale de la Pietà, il ne perdra jamais le contact avec son pays natal, en s’occupant notamment des musiciens allemands séjournant à Venise. Et de Venise à Hambourg, de l’Elbe à l’Adriatique, il n’y a qu’un pas : les liens musicaux sont tissés de manière solide. Claudio Monteverdi et Barbara Strozzi, maîtres incontestés de la Sérénissime, seront également de cette fête musicale.

Montluçon CRR de Montluçon Un bal, Dansez Renaissance !

28 juin Salle de l'hôtel de ville

Un grand bal à l'époque de la Renaissance, pour faire danser un public varié !

LUXEUIL-LES-BAINS & LURE Musique & Mémoire L’Atelier des Traversées Baroques

28, 29, 30 juin

Eh bien, dansez maintenant !

Pour cette première année de résidence des Traversées Baroques au festival Musique et Mémoire, les musiciens proposent de vous réunir autour du répertoire des danses de la Renaissances, mais pas que… Musiques joyeuses, simples et entraînantes seront entrecoupées de musiques polyphoniques et, pourquoi pas, de doubles et triple chœurs un peu plus tardifs, au gré de nos envies et des inscrits ! Des ateliers de musique d’ensemble construits sur mesure, où vous (re)découvrirez des répertoires et styles de jeu. Un peu de diminution, de l’improvisation, pourquoi pas… Et, bien sûr, beaucoup de bonne humeur !  Ces ateliers sont ouverts à tous, le répertoire sera également connecté aux concert de l’ensemble Les Traversées Baroques, donnés en juillet 2024. Vous aurez la possibilité de participer au concert prévu le 21 juillet 2024, en jouant, en préambule au programme « Le madrigal en son jardin », une ou deux des pièces travaillées lors de ces ateliers. Diapason 440Hz. Avec Emilie Aeby, Judith Pacquier et Laurent Stewart.