Dijon Les Traversées Baroques Répétitions ouvertes !

8 & 9 juin 2021 Toute la journée Église Saint-Pierre

Nous vous invitons à passer jeter un œil pendant nos répétitions musicales être scénique de l'oratorio d'Aliotti, Il Trionfo della Morte... Soyez les bienvenus !

Saint-Claude Festival du Haut-Jura Bonaventura Aliotti, Musique baroque

11 juin Cathédrale de Saint-Claude

Il trionfo della Morte, Bonaventura Aliotti - Concert mis en espace

Aliotti, Il Trionfo della Morte : l’histoire d’Adam et Ève re-visitée ! 

En 1686, est présentée à la cour de Francesco II d’Este à Modène une oeuvre qui suscite l’admiration de tous : Il trionfo della Morte per il peccato d’Adamo. Ce dialogue, composé et créé en 1677 à Ferrare par Bonaventura Aliotti, confronte Adam et Ève à la tentation, mais aussi à leur passion amoureuse, à leurs tourments et à leurs doutes. Nous découvrons ici l’histoire du péché originel par le prisme des personnages principaux : la dimension humaine – et donc fragile – des états d’âme d’Adam et d’Ève en offre un nouvel éclairage. L’oeuvre débute par un somptueux duo dans lequel ils avouent s’aimer d’un amour que rien ne peut dissoudre. Mais la Raison met Adam en garde : l’amour terrien est le père des remords. Elle lui demande donc de s’éloigner d’Ève et de rester fidèle à son créateur. La Mort, qui rôde sans pouvoir entrer dans le jardin, s’associe à Lucifer dans le but de régner sur le monde. Le Sens, aliéné jusque là par la Raison, se rebelle également. Lucifer se rend auprès d’Ève pour la tenter. Elle croque le fruit défendu, et use de ses charmes pour faire vaciller Adam – qui finit par céder en l’entendant chanter son désespoir dans un sublime lamento : « Que puis-je espérer, si mon amour n’est pas partagé. ? ». Bonaventura Aliotti est un frère franciscain sicilien également connu sous le nom de Padre Palermino. Il se forme à Palerme, se rend d’abord à Modène, puis à Ferrare en 1675. Il y est employé en tant qu’organiste par l’Accademia della Morte. Les Traversées Baroques proposent ici une découverte musicale exceptionnelle : rappelant volontiers l’opéra, cette oeuvre alterne récitatifs courts, duos, airs, choeurs et arias accompagnati, autant de joyaux musicaux pour une construction musicale très aboutie. Des pages sublimes et totalement inconnues, qui ne méritaient aucunement de tomber dans l’oubli. À découvrir absolument !

Spoy Arts & Scènes Le ballon rouge, ciné-concert

12 juin 2021 Salle polyvalente

Un magnifique ciné-concert : une musique d'Etienne Meyer, des images d'Albert Lamorisse (1957) 21h 50mn

Un ciné-concert aérien à voir en famille…

Paris, 1950 : Pascal, un bambin de 6 ans, libère un ballon rouge accroché à un réverbère. Ce ballon se met à le suivre partout où il va, devenant ainsi son ami. Cette étonnante complicité suscite la curiosité, puis la jalousie des plus grands, qui, cherchant en vain à s’approprier ce ballon apprivoisé, finissent par le faire éclater. Pour consoler Pascal, meurtri par la disparition brutale de ce nouvel ami, des centaines de ballons multicolores affluent de tous les coins de Paris, entourent l’enfant, et l’emportent dans les airs. Entre humour et sensibilité, ce magnifique conte cinématographique a été réalisé en 1956 par le cinéaste Albert Lamorisse, remarqué quelques années auparavant pour avoir réalisé Crin Blanc. Le Ballon Rouge a reçu la Palme d’Or à Cannes et l’Oscar du meilleur scénario original. La délicatesse du récit cinématographique est soulignée ici par la musique d’Etienne Meyer composée spécialement pour ce ciné-concert : il signe une oeuvre toute en finesse, écrite pour quatre instruments baroques dont il revisite la richesse des timbres. Ce spectacle est un appel au voyage dans un univers sonore et cinématographique d’exception, vous en sortirez enchantés. C’est également une redécouverte du Paris des années 50, de ses commerces, de ses rues étroites, de ses autobus, de son école d’autrefois et de ses enfants en culotte-courte… Un ciné-concert onirique, un spectacle idéal pour passer un moment convivial en famille.

Vezelay La Cité de la Voix Vari Concerts Sacri, Musique baroque

18 juin 2021 20h Vezelay

Les Traversées Baroques renouent avec leur histoire polonaise et avec le compositeur Kaspar Förster !

Connaissez-vous Kaspar Förster, ce musicien cosmopolite à la vie peu commune ? C’est l’une des figures majeures du 17e siècle musical. Né en 1616 à Oliwa, il fait ses premières armes musicales avec son père, libraire et maître de chapelle à Gdansk. Il poursuit sa formation à Varsovie avec Scacchi, puis à Rome avec Carrissimi. On trouve sa trace à la cour de Venise et à Florence. Il rejoint la chapelle royale de Ladislav IV à Varsovie en 1637, il y restera jusqu’en 1652. Chanteur alto et basse très apprécié, véritable star à son époque et bien rémunéré, Kaspar Förster voyage à travers l’Europe en tant qu’émissaire royal. Nommé maître de chapelle à la cour du roi du Danemark Frédéric III entre 1660 et 1667, il hérite également du poste de son père à Gdansk. Il voyage à nouveau vers l’Italie, visite Hambourg et Dresde dans les années 60, et meurt à Oliwa en 1673. Son oeuvre regroupe 48 pièces d’une virtuosité ciselée. Les parties écrites pour la voix de basse sont remarquables pour leur difficulté et l’étendue de la tessiture : Förster les chantait lui même et était réputé pour l’ambitus remarquable de sa voix. Ses compositions dénotent l’influence de compositeurs tels que Carissimi et Monteverdi. Des parfums d’Italie se dégagent de ces pages, mais on est frappé par sa manière d’intégrer au discours le fameux Stylus Phantasticus, mode de composition instrumentale répandu en Europe du Nord, qui gagne ici les parties vocales. Les Traversées Baroques proposent ici un programme virtuose qui met en valeur chacun des chanteurs et instrumentistes, pour mettre à l’honneur ce compositeur encore méconnu…

Dijon Festival Scènes Occupations The wind, ciné-concert

23 juin 2021 Auditorium de la Maîtrise de Dijon

Un ciné-concert décoiffant vous est proposé ici... Musique d'Etienne Meyer, film de Victor Seastrom (1928) 1h10

The Wind, une musique qui décoiffe !

Une création musicale d’Étienne Meyer, un film de Victor Sjöström. Sublimé par la remarquable Lillian Gish, l’une des stars les plus marquantes de son époque, The Wind raconte l’histoire de la jeune Letty qui, devenue orpheline, quitte sa Virginie natale pour vivre chez son cousin au Texas. Elle découvre qu’il vit chichement dans une région très inhospitalière et isolée, où le vent souffle en permanence. Poussée par une parente jalouse, Letty doit épouser un modeste cowboy, Lige. Une tempête de sable éclate alors que ce dernier part en expédition. Livrée à elle-même, Letty est rejointe par un ancien soupirant… La dureté des habitants se double d’un environnement hostile, rythmé par d’hallucinantes tempêtes de sable qui ponctuent le film d’une manière remarquable. C’est un drame puissant assez lourdement chargé en métaphores : le vent qui souffle en permanence symbolise ici la concupiscence masculine à laquelle la jeune fille se refuse. Tourné aux États-Unis en 1928 dans le désert de Mojave, ce film fut réalisé dans des conditions extrêmes particulièrement éprouvantes pour les acteurs, du fait de la chaleur (50°C) et du vent constant créé par huit moteurs d’avion qui projetaient parfois des cendres incandescentes sur les acteurs… Les films de Sjöström attireront l’attention de l’avant-garde française des périodes de 1923 et 1930 grâce à leur réalisme minutieux, au jeu subtil des acteurs – dont l’expressivité des visages reflète la psychologie des personnages – et à l’utilisation audacieuse des paysages. The Wind est un chef d’oeuvre du cinéma muet au souffle lyrique bouleversant qui a inspiré une partition brillante au compositeur et chef d’orchestre Etienne Meyer. Il dirige ici un ensemble pour le moins original : violon et violoncelle baroques, cornet à bouquin, piano et percussions qui soulignent à la perfection et en direct ce film puissant dont on ressort quelque peu décoiffé…

Saint-Michel en Thiérache Festival de Saint-Michel en Thiérache San Marco di Venezia, Musique baroque

27 juin 2021 11h Église

L'âge d'Or de la musique italienne à Venise : retrouvez le programme de notre 5e disque en concert !

L’âge d’or musical à Saint-Marc de Venise

La République de Venise connait son apogée économique et politique au 16e siècle. A cette époque, ses nombreuses provinces de Terra ferma s’étendent jusqu’aux portes de Milan. Son activité maritime est florissante, les Vénitiens jouant un rôle commercial et diplomatique déterminant sur tout le pourtour méditerranéen. Cette opulente indépendance, dans une Italie disloquée en proie aux guerres, favorise naturellement la floraison des arts dans la lagune. Le siècle du Titien et du Tintoret voit aussi l’essor prodigieux de la Capella musicale di San Marco, qui demeure jusqu’à la fin du 17e siècle le centre musical le plus actif de la cité. Les mots de l’anglais Thomas Coryat donnent une idée de l’émerveillement provoqué : « La fête consistait principalement en musique, laquelle était à la fois vocale et instrumentale, si admirable, si excellente, qu’elle stupéfia tous les étrangers, qui n’avaient jamais rien entendu de tel. » La Capella musicale di San Marco se distingue par l’abondance de ses musiciens : le choeur, l’un des plus opulents d’Italie, réunit 36 chantres, auxquels on adjoint parfois les enfants de la maîtrise et les étudiants du séminaire. Un concerto instrumental, réuni depuis 1568, vient parfois soutenir les voix lors des fêtes solennelles : il est initialement constitué de huit instrumentistes à vent, cornets à bouquins et trombones. Les Traversées Baroques mêlent ici les voix et les vents, pour renouer avec la pratique de San Marco. Ce programme réunit Giovanni Gabrieli (Sacrae Symphoniae, 1597) et Giovanni Bassano (Concerti ecclesiastici – 1598 et 1599) : de la musique vocale, de la musique instrumentale, et une combinaison infinie de couleurs musicales, comme le suggère la citation émerveillée de Coryat en 1611 … Une véritable fête pour les oreilles !