Ce programme réunit Giovanni Gabrieli (Sacrae Symphoniae, 1597) et Giovanni Bassano (Concerti ecclesiastici, 1598 et 1599) : de la musique vocale, de la musique instrumentale, des diminutions chantées, quelques unes des plus belles canzons instrumentales, et une combinaison infinie de couleurs musicales. Ces pièces vocales et instrumentales sont complétées avec bonheur par Laurent Stewart, qui a pu enregistrer deux canzoni alla Francese de Claudio Merulo et une toccata d’Andrea Gabrieli sur l’orgue historique de Valvasone (Italie), un instrument construit en 1533 construit par Vincenzo Colombi… Une véritable fête pour les oreilles !

« Pour ce qui est des exécutions données par les Traversées Baroques, nous sommes saisis par l’élégance du style et l’opulence sonore permettant de redécouvrir les splendeurs de l’âge d’or de la musique de la Renaissance tardive. À l’écoute du disque, notre attention ne faiblit pas, car ce programme est varié du point de vue de l’effectif des interprètes, ainsi que du caractère et de la dramaturgie des oeuvres qu’ils abordent. » | Maciek Chizinski • Clé d’Or Resmusica 2018

« Les Traversées Baroques d’Etienne Meyer nous transportent à l’âge d’or de la basilique Saint-Marc de Venise par le truchement d’œuvres instrumentales et chorales des Gabrieli, Merulo et Bassano. Une réalisation finement contrastée aussi virtuose que recueillie, et somptueusement captée » | Classica

« Les voix, justes et lumineuses, parviennent à se fondre sans rien abdiquer de leur caractère (on reconnaît les chanteurs à l’oreille), le soin apporté au coloris à tous les pupitres est remarquable et il faut souligner le plaisir palpable de jouer des instrumentistes non seulement en soutien et dialogue avec les voix mais aussi dans les pièces qui leur sont dévolues ; leur sensualité et leur virtuosité nous régalent à chacune de leurs interventions. Portée par une captation qui lui apporte l’espace nécessaire sans diluer le son, cette réalisation s’avère une des meilleures parmi celles consacrées récemment à des musiques que nous pensions bien connaître mais qui sonnent ici avec un souffle renouvelé, sans empois ni précipitation, rendues comme rarement à leur dimension liturgique. » | Jean-Christophe Pucek Wunderkammern

 

Capucine Keller & Anne Magouët sopranos • Paulin Bündgen & Pascal Bertin altos • Hugues Primard & Vincent Bouchot, ténors • Renaud Delaigue basse • Judith Pacquier & Sarah Dubus, cornet à bouquin • Claire Mc Intyre, James Wigfull, Abel Rohrbach sacqueboutes • Monika Fischaleck dulciane • Laurent Stewart orgue • Etienne Meyer direction