La presse parle de notre double album paru en mai dernier : 5 diapasons, 5 étoiles dans Classica, 5 stars pour Early Music Review… Vous trouverez, en suivant le lien, pas moins de 10 articles  !  Revue de presse Disque Aliotti

Retrouvez dès à présent quelques extraits du double album paru en mai chez ACCENT : Il trionfo della Morte de Bonaventura Aliotti, une redécouverte exceptionnelle… L’histoire re-visitée d’Adam et Ève : en 1686, est présentée à la cour de Francesco II d’Este à Modène une oeuvre qui suscite l’admiration de tous : Il trionfo della Morte per il peccato d’Adamo. Ce dialogue, composé et créé en 1677 à Ferrare par Bonaventura Aliotti, confronte Adam et Ève à la tentation, mais aussi à leur passion amoureuse, à leurs tourments et à leurs doutes. Nous découvrons ici l’histoire du péché originel par le prisme des personnages principaux : la dimension humaine – et donc fragile – des états d’âme d’Adam et d’Ève en offre un nouvel éclairage.

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L’oeuvre débute par un somptueux duo dans lequel ils avouent s’aimer d’un amour que rien ne peut dissoudre. Mais la Raison met Adam en garde : l’amour terrien est le père des remords. Elle lui demande donc de s’éloigner d’Ève et de rester fidèle à son créateur. La Mort, qui rôde sans pouvoir entrer dans le jardin, s’associe à Lucifer dans le but de régner sur le monde. Le Sens, aliéné jusque là par la Raison, se rebelle également. Lucifer se rend auprès d’Ève pour la tenter. Elle croque le fruit défendu, et use de ses charmes pour faire vaciller Adam – qui finit par céder en l’entendant chanter son désespoir dans un sublime lamento : « Que puis-je espérer, si mon amour n’est pas partagé ? ». Bonaventura Aliotti est un frère franciscain sicilien également connu sous le nom de Padre Palermino. Il se forme à Palerme, se rend d’abord à Modène, puis à Ferrare en 1675. Il y est employé en tant qu’organiste par l’Accademia della Morte. Les Traversées Baroques proposent ici une découverte musicale exceptionnelle : rappelant volontiers l’opéra, cette oeuvre alterne récitatifs courts, duos, airs, choeurs et arias accompagnati, autant de joyaux musicaux pour une construction musicale très aboutie. Des pages sublimes et totalement inconnues, qui ne méritaient aucunement de tomber dans l’oubli. À découvrir absolument !

Vincent Bouchot Adam Capucine Keller Ève Anne Magouët La Ragione Renaud Delaigue Lucifero, Iddio Paulin Bündgen La Morte Emmanuel Vistorky Senso, Lise Viricel, Coro di furie, demoni, ensembles // Jasmine Eudeline, Saskia Birchler, Judith Pacquier, Liselotte Emery, Ronald Martin Alonso, Etienne Mangot, Elodie Peudepièce, Christine Plubeau, Matthias Spaeter, Laurent Stewart.

Ce programme a reçu le soutien de la Spedidam et de l’Adami au titre de l’aide au spectacle vivant et de la diffusion de concert, ainsi que le soutien de l’Adam pour l’enregistrement phonographique.

« La Morte brillamment ressuscitée : redécouverte majeure d’un chef-d’œuvre de l’oratorio italien dans une interprétation de très grande classe. À la tête de son ensemble Les traversées baroques, Étienne Meyer, qui a réalisé avec Judith Pacquier la transcription de la partition, défend l’œuvre avec la précision d’un entomologiste et la passion du défricheur ; sa direction distille le sentiment du travail bien fait et celui, enthousiasmant, d’avoir révélé un diamant brut, poli par un travail collectif de toute beauté. » | Jean-François Lattarico ClassiqueNews

« Ce qui frappe ce soir, c’est la continuité du propos et l’efficacité dramatique. Malgré la brièveté de la plupart des pièces, celles-ci, vocales et instrumentales, s’enchaînement avec fluidité pour un récit animé, renouvelé. Le sens théâtral est indéniable, qui nous vaut une illustration caractérisée de chacun des passages. Les da capo y sont courts, les rythmiques changeantes, jamais l’ennui ne guette. Etienne Meyer vit sa partition, attentif à chacun, imposant les tempi et leurs changements, modelant les phrasés. Ses solistes instrumentaux, cornets et violons tout particulièrement, sont exemplaires. » | Yvan Beuvard Forum Opéra

« Cet oratorio d’une heure quarante de musique seulement (mais quelle musique) a été une révélation pour moi ! Cette partition d’une grande richesse vocale et instrumentale et d’une grande expressivité possède une signification musicale et spirituelle. Le rôle de l’orchestre est évidemment capital dans cette partition car c’est lui qui soutient les chanteurs et assure les transitions. Les Traversées baroques se distinguèrent dans cette fonction avec souplesse et harmonie. Merci à Judith Pacquier et Etienne Meyer pour la création en France d’une œuvre admirable par la beauté de la musique et sa spiritualité. » | Pierre Benveniste BaroquiadeS

 » Sous la direction d’Étienne Meyer, l’ensemble Les Traversées Baroques ressuscitent Il Trionfo della Morte​ per il peccato d’Adamo, dialogue entre Adam et Ève (et la tentation). Cette adaptation constante au texte et aux personnages ainsi que le travail des Traversées Baroques assurent à l’ensemble du plateau un triomphe de la part du public. »  | Céline Wadoux Olyrix

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